A l’hôpital

La renutrition à l’hôpital :

« 50% des patients hospitalisés sont dénutris !(CREDES) »

Dans un hôpital, beaucoup de patients nécessitent un suivi nutritionnel et ce pour plusieurs raisons :

  • L’hospitalisation, la maladie, l’isolement, le stress, l’angoisse,…peuvent générer des anorexies.
  • Certaines maladies ou interventions chirurgicales augmentent les besoins nutritionnels des malades (hypercatabolisme).
  • Les états inflammatoires graves entraînent des anorexies et des dénutritions de type « endogène ».
  • Certains médicaments entraînent des modifications du goût.
  • L’alimentation dans les hôpitaux publics est souvent de qualité gustative et nutritionnelle très médiocre. Les diététiciennes et les cuisiniers des hôpitaux n’y sont pour rien, elles se battent pour faire de leur mieux avec le peu de budget dont elles disposent Par ailleurs, les règles d’hygiènes (très strictes) ont aseptisé la cuisine hospitalière, privant souvent celle-ci de produits frais riches en goût et en micronutriments.

Pour re-nourrir un patient dénutri ou à risque de dénutrition, il existe trois catégories principales de re-nutrition.

La renutrition orale :

  • Renutrition par voie orale, par la bouche. Ex: Yaourts, crèmes desserts, laits hyperprotidiques et/ou hypercaloriques, jus de fruits hypercaloriques, etc.. Cette renutrition complémente l’alimentation.

La renutrition entérale :

  • Renutrition par sonde naso-gastrique, naso-jéjunale ou gastrostomique. Une mixture contenant des protéines, des glucides et des calories est administrée par un petit tube en plastique directement dans l’intestin maintenant ainsi la fonction intestinale lorsque l’intestin est sain.

La renutrition parentérale :

  • Lorsque l’intestin est inopérationnel, on utilise la nutrition parentérale par voie veineuse. Renutrition efficace mais présentant plus de risques et beaucoup plus coûteuse (x10) et moins physiologique.